Les Liens. Nouvelle Fiction !
Le commencement (prologue) 🩸
La vie d'Erza Bloom est bouleversée quand Gabriel, un brun ténébreux débarque dans sa vie pour lui dire qu'un lien surnaturel les unit. Dès lors, elle n'a pas d'autres choix que de lui ouvrir les portes de son quotidien et de dire adieu à sa liberté.
Gabriel n'avait pas prévu de faire d'Erza son familier. En la sauvant d'une mort sûre, il ignorait pourtant qu'il les condamnait, lui et la jeune fille. Mais quand le danger s'abat sur le peuple de la nuit, Gabriel se rend compte que le lien qui l'unit à Erza lui sera finalement d'une grande aide.
Erza survivra-t-elle au nouveau monde qui s'offre à elle ? Gabriel pourra-t-il échapper à son destin et devenir l'homme dont sa précieuse famille a besoin ?
Découvrez les destins entrecroisés d'Erza et Gabriel.
***Notes : ce fan art ne m'appartient pas, je l'ai trouvé en me baladant sur Pinterest. Ce n'est pas une fanfiction sur Mikasa et Eren, j'ai été juste grandement inspirée par le physique de ce dernier.
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C'était une nuit de pleine lune. La rue était déserte et attirait les potentiels curieux par son calme ténébreux. Dans le ciel noir, l'astre pâle nimbait les maisonnettes de Crimson Street de sa lumière argentée et bienveillante. Chacune d'elles rivalisait avec les autres par la beauté picaresque des jardins et les pergolas décorées de lianes grimpantes. Cette nuit-là pourtant, on aurait dit qu'elles s'étaient figées dans un silence sourd, si bien que leurs parures semblaient s'être envolées avec la clarté du jour. Dans les chambres environnantes, les murs répercutaient du sommeil tumultueux des banlieusards.
Mais bientôt, le calme strident de la nuit se tut, déchiré par les rires hystériques de silhouettes sinuant à travers les rues dans une course sans relâche. Au sein des foyers, personne ne se réveilla et les nouveaux venus si terrifiants furent-ils, passèrent inaperçus.
L'une d'elles s'arrêta pourtant et ses converses crissèrent sur l'asphalte mouillée. Ses compagnons ne parurent pas s'apercevoir de son hésitation et poursuivirent leur route.
Emily resta longtemps figée au milieu de la rue. Elle leva les yeux vers le ciel, offrant son visage à la fraîche brise qui soufflait sur ses boucles platines. La jeune femme huma l'air avec délice. Une odeur sucrée chatouilla ses narines et réveilla la douleur lancinante dans ses gencives. Emily se rendit alors compte qu'elle salivait. Elle s'essuya brièvement le menton, tentant vainement d'ignorer les aiguilles qui perforaient l'intérieur de ses joues. Elle tendit l'oreille, le groupe qui l'accompagnait s'enfonçait toujours plus loin. Leurs pensées l'atteignaient cependant encore. Elle ne put s'empêcher de se vexer face à leur manque d'attention à son égard. Personne n'avait encore remarqué qu'elle manquait à l'appel.
C'était sa toute première aube et l'excitation de la nouveauté l'avait déjà quittée. La faim tenaillait ses entrailles. Elle essaya de se souvenir de son dernier repas mais déjà, les dernières réminiscences de son festin s'échappaient. Les goûts et les senteurs s'étaient évaporés. Seul persistait le visage serein de Gabriel. Ils avaient partagé la proie ensemble dans les ténèbres rassurantes d'une ruelle. Elle repensa aux gémissements satisfaits de son frère de clan quand il avait perforé la chair avec ses crocs et la chaleur embrasa son cou.
L'odeur se faisait de plus en plus distincte maintenant, comme si elle défiait Emily de la suivre. Celle-ci balaya la rue déserte du regard. Elle renifla de nouveau et se laissa guider par sa faim.
Les secondes s'étirèrent et à ses yeux parurent être des heures. Sur le sol, son ombre, dos voûté et emmitouflée jusqu'au cou, se découpait dans les faibles lumières des maisons. Soudain alors qu'elle avait déjà dépassé une dizaine de maisons, elle s'arrêta.
Emily tourna la tête vers la maison dont émanait l'odeur. Elle poussa le portillon qui s'ouvrit dans un grincement et ne put s'empêcher de grimacer. Si quelqu'un venait à la découvrir ici, elle n'aurait plus le droit de revoir l'extérieur avant des années. Elle fronça les sourcils mais haussa nonchalamment ses épaules comme si cette perspective ne lui importait guère.
Les pièces de la maison étaient plongées dans la plus stricte pénombre, refusant de laisser un quelconque indice sur l'identité des occupants. Dans l'obscurité du jardin, un chien dormait paisiblement. A l'approche d'Emily, il dressa l'oreille et émergea de son repos. Il se mit à grogner, les babines retroussées sur des crocs blancs. Emily sourit, comme attendrie par la vue de l'animal. Ce dernier se jeta sur elle, ses pattes foulant le gazon avec force et faisant se soulever la terre fraîchement retournée.
Emily tendit la main, paume ouverte, devant elle. Le chien gémit et stoppa sa course. Sa carcasse tomba au sol dans un bruit mou. Les gémissements s'évanouirent pour laisser place à des jappements amusés.
Emily laissa l'animal et s'approcha des fenêtres sans un bruit. Dans le salon, l'écran plat d'une télé éclairait faiblement la pièce. Un homme somnolait dans le fauteuil posé juste en face, une bouteille de bière à moitié pleine à la main. Emily l'observa un instant, s'émerveillant du spectacle qui se jouait à la télévision ; un documentaire montrant une lionne dépecer la gazelle qu'elle convoitait. Elle envia aussitôt la lionne, libre de satisfaire sa faim quand elle le souhaitait, faisant régner la peur sur la savane.
Emily se redressa. Son instinct lui chuchota que l'homme n'était pas lui qu'elle cherchait. Le parfum était celui de quelqu'un d'autre, quelqu'un de plus jeune qu'elle avait hâte de rencontrer. Elle s'éloigna pour aviser la maison. L'étage supérieur donnait l'impression d'abriter quelques chambres. Elle agrippa une gouttière et commença à grimper. L'ascension se fit plus rapidement qu'elle ne l'avait escompté et en quelques secondes elle put se tenir debout sur le toit. Une fenêtre en particulier attira son attention. Elle la survola du bout des doigts et elle s'ouvrit avec un déclic. La jeune femme sourit, visiblement satisfaite de sa performance. Elle l'entrouvrit et l'espace d'un instant son cœur cessa de battre. La lumière d'une veilleuse animait la chambre, projetant des ombres dansantes sur le visage d'un garçonnet. Il ne devait pas avoir plus de six ans. Il dormait paisiblement, les poings serrés sur sa couverture verte, brodée des initiales H.F.P. Il s'agita dans son sommeil mais ne prétendit pas en sortir. Avec une dextérité qui la surprit elle-même, Emily s'engouffra à l'intérieur de la pièce.
Elle reconnut le parfum sucré qui avait fait frémir ses narines quelques minutes plus tôt. Les cheveux blonds du garçon formaient un halo doré sur son oreiller. Elle glissa vers lui, prenant garde à ne pas faire de bruits. Elle s'assit au bord du lit et contempla sa proie avec délice. Ses lèvres se retroussèrent. A ce stade, elle ne contrôlait plus la pousse de ses crocs.
Elle accrocha son regard sur les détails de la pièce. Sur le papier-peint vert décoré de têtes de renard. Sur les dinosaures alignés sur l'étagère au-dessus du garçon. Sur les peluches et les jouets par milliers au pied du lit. Sur le cadre posé sur la commode, juste en dessous de la veilleuse. Emily s'approcha pour contempler la photo qui avait saisi quatre visages souriants dans un instant éternel. Le petit s'y trouvait, entouré de trois adultes. Il manquait une dent à son sourire mais la fossette qui creusait sa joue gauche attirait toute l'attention. Il avait calé ses mains sous menton, renforçant son côté adorable. Derrière lui, elle reconnut l'homme qui s'était endormi devant la télévision encore allumée. Les rides profondes autour de ses yeux et celles sillonnant son front marqué de taches brunes furent les quelques détails qu'elle n'avait pas su déceler plus tôt en le regardant par la fenêtre. A ses côtés, une femme et un homme avaient chacun la tête posée sur ses épaules. Les cheveux blonds de la femme, semblables à ceux du garçon, formaient une couverture soyeuse sur le torse du vieil homme. Elle reposa le cadre, sentant les souvenirs de sa propre famille refaire surface dans sa mémoire. Elle les refoula d'un mouvement de tête avant de reporter son attention sur la raison pour laquelle elle se trouvait dans cette maison.
Emily tendit la main pour caresser la joue du garçon. Un bruissement d'ailes attira son attention à l'extérieur et elle suspendit son geste. Elle ne percevait aucune autre aura hormis la sienne et celle du petit mais elle se rendit tout de même à la fenêtre pour scruter les horizons. La rue était toujours aussi paisible. Elle déglutit. Ses sens s'affolaient pourtant elle ne voyait rien d'étrange. Emily se détacha de la fenêtre et se figea.
La lumière de la veilleuse envoyait une ombre vacillante sur la silhouette tapis dans un coin de la pièce. Gabriel la fixait de ses yeux dorés, les sourcils froncés. Emily laissa s'échapper un hoquet de surprise.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-elle. Comment m'as-tu trouvée ?
Gabriel posa son index sur ses lèvres, lui intimant de se taire.
- Tu vas finir par réveiller notre ami, dit-il à voix basse.
Il s'appuya contre la porte close de la chambre. Les yeux d'Emily se mirent à errer sur son visage princier, l'arcade parfaite de ses sourcils, son nez droit, ses lèvres roses et pleines et sa jolie mâchoire carrée. Il leva les yeux au ciel en se redressant.
- Tu ne parviens pas encore à camoufler totalement tes pensées, déclara Gabriel.
Emily rougit. Venait-il d'entendre les pensées violentes qu'elle venait de formuler à l'instant ? Et les autres ? Qu'avaient-ils entendu exactement ? Un sentiment de honte la prit d'assaut. Ces dernières années, elle s'était efforcée de cacher à sa famille à quel point elle était esclave de ses pulsions. Elle attendait les nuits de chasse avec impatience et à la fin de chaque repas, elle guettait l'arrivée du prochain avec plus de vigueur. La faim dictait chacun de ses choix et ses humeurs. Gabriel semblait être le seul à percevoir sa détresse, c'est pour quoi il s'était rendu responsable de ses frasques. Emily se sentait toujours coupable de ne pas pouvoir se montrer à la hauteur des attentes des autres membres du clan. Quand elle se laissait absorber par les ténèbres, le regard sévère de Gabriel était celui qui la blessait le plus.
- Au début, ce n'est pas facile de se concentrer sur plusieurs choses à la fois, surtout quand on a faim. A la minute où tu t'es abandonnée à tes instincts de chasseresse, tes pensées nous sont parvenues en rafales.
Il marqua une pause.
- Ne t'inquiète pas, il semblerait que j'aie été le seul à entendre ta voix. Les autres étaient bien trop occupés à se faire des reproches entre eux. La communication devient friable quand on s'éloigne délibérément du groupe.
Gabriel tourna son regard vers le garçon qui ne semblait toujours pas décidé à quitter les bras de Morphée.
- Tellement jeune, soupira-t-il en déguisant à peine son ton de reproche. Il a encore toute sa vie devant lui et toi tu étais prête à la lui voler pour une toute petite douleur aux gencives ?
Emily sentit les larmes lui brûler les yeux. Elle tomba à genoux, la gorge vibrant de sanglots amers.
- Je me serais arrêtée à temps, je ne lui aurais pris que quelques gouttes. Je sais me contrôler maintenant.
Gabriel sourit.
- Tu sembles bien sûre de toi, sœurette.
Il prit le garçon dans ses bras. Celui-ci remua légèrement. Ses paupières se soulevèrent en papillonnant. Emily questionna Gabriel du regard. Il ne lui répondit pas, se contenta de secouer le petit garçon. Il se réveilla finalement. Le sommeil laissa place à la surprise sur son visage de poupon. Il ouvrit la bouche en inspirant profondément. Gabriel fut plus rapide et plaqua aussitôt une main sur sa bouche.
- Reste tranquille, susurra-t-il à l'oreille du garçon.
Quelque chose sembla se déclencher chez le petit garçon. Ses pupilles rétrécirent et Emily n'eut même pas besoin de tendre l'oreille pour savoir que le cœur dans sa cage thoracique s'affolait, envoyant des vibrations dans son corps dépourvu de volonté. Il fut parcouru d'un frisson et obéit. Ses membres raidis par l'effroi quelques secondes plus tôt se détendirent. Gabriel sourit de plus bel.
- Comment t'appelles-tu mon grand ?
Emily ne s'attendit pas à le voir hésiter. Elle croisa les bras sur sa poitrine, curieuse de connaître le petit jeu auquel se prêtait Gabriel.
- Hugo.
- Enchanté Hugo, je m'appelle Gabriel. Et la jeune femme que tu vois là, s'appelle Emily. Elle aimerait te prendre quelque chose si tu es d'accord…
Le petit Hugo haussa les épaules. Le pouvoir que Gabriel avait sur lui le rendait docile et lui faisait perdre l'insouciance propre à l'enfance.
- Quel gentil petit garçon !
Gabriel souleva Hugo par la nuque comme s'il s'était agi d'un vulgaire pantin. Le petit ne bougea pas un muscle. Son expression fermée peina Emily mais elle oublia vite ce sentiment quand elle vit Gabriel se pencher vers le cou de Hugo. Du bout des crocs, il effleura la peau tendre. Quelques gouttes perlèrent, laissant un sillage écarlate sur la chair ivoire de l'enfant. Emily suivait la course du liquide des yeux. Elle haletait, se contenant avec peine. Elle avait conscience de sa respiration haletante, devenue si forte qu'elle couvrait presque le mugissement du vent à l'extérieur de la chambre. Elle avait mal à la poitrine tant elle contractait ses muscles pour s'empêcher de ressentir la faim grandissante.
- Qu'attends-tu ? Il est tout à toi, Emily.
Emily savait que c'était un piège pourtant la voix de la raison faiblissait alors que l'appel du sang rugissait dans ses oreilles. Elle entrouvrit légèrement les lèvres pour faire de la place à ses crocs. Elle bondit et percuta le torse de Gabriel qui s'était interposé entre elle et Hugo. Elle le regarda sans comprendre. Il le dominait de toute sa hauteur. Ses yeux dorés la perforaient. Il avait de nouveau cet air, cet air qui l'avait fait pleurer tant de fois. Cet air qui trahissait sa déception.
- Contrôle-toi, siffla-t-il.
Emily tenta de forcer le passage mais Gabriel demeurait droit et puissant face à elle. Elle le frappa, le poussa et le griffa. Elle ignora les ordres qu'il lui balançait à la figure, l'implorant de se faire violence et de taire le monstre assoiffé de gens qui s'agitait en elle. Derrière lui, Hugo les regardait en silence, ses yeux ne trahissant aucune expression. Emily grogna, asséna un coup de coude dans les côtes de Gabriel. Elle se glissa entre ses jambes écartées et attrapa le poignet d'Hugo. L'enfant s'affaissa sur le sol et son pied heurta sa table de chevet, envoyant valser sa veilleuse. La bouche d'Emily s'accrocha au cou d'Hugo comme une ventouse. Gabriel agrippa ses cheveux mais déjà, ses crocs tailladaient la chair d'Hugo. Elle se redressa uniquement pour parer un nouveau coup. Et puis, comme si on lui avait jetée un seau d'eau glacée à la figure, elle se rendit compte du changement dans l'atmosphère. Ses mains cédèrent et la silhouette d'Hugo s'échappa de sa poigne. Il tomba sur la moquette, les yeux clos, tombé dans l'inconscience. Dans quelques heures, la douleur le réveillerait en le secouant d'ondes de choc. La fièvre le clouerait au lit tandis que son cerveau s'abreuverait lentement des images terrifiantes de la veille. Il serait méconnaissable, devenu esclave de cauchemars sans fin.
Le bruit de la veilleuse cassée avait alerté les parents qui dormaient dans la chambre voisine. Les draps commençaient à se froisser. Un pied glissa sur la moquette du couloir et Emily devina au seul bruit du frottement - léger et souple - qu'il s'agissait de la mère. La poignée de la porte tourna. Gabriel s'élança vers Emily, la saisit par la gorge et sauta par la fenêtre ouverte. L'impact de leur chute ne se fit jamais entendre. Comme il se rapprochait du sol, il fléchit les genoux et atterrit sur l'herbe mouillée sans bruit, comme une feuille en plein automne. Il relâcha sa prise autour du cou d'Emily qui roula à terre en riant. Quelque part, au-dessus de leur tête, la mère d'Hugo poussait un cri à la vue du corps mutilé de son fils.
Le goût du petit Hugo s'attardait encore sur sa langue alors qu'elle s'éloignait de la maison à grands pas. Elle découvrait une toute nouvelle saveur, exotique et exquise. Elle se sentait rassasiée et gorgée d'énergie alors qu'elle ne lui avait pris que quelques gouttes. Était-ce la conséquence de la jeunesse de Hugo ? Elle n'avait jamais encore eu l'occasion de s'abreuver des veines d'un enfant. La différence avec le sang d'un adulte était flagrante.
Emily sourit quand elle réalisa qu'Hugo vivait encore. Elle avait gardé le contrôle, ne s'était pas perdue dans sa soif. Elle nettoya son menton d'un coup de langue, lapant les restes de son gibier.
- Hugo était un sang rare, c’est pourquoi tu te sens autant galvanisée. Rien à voir avec le fait que ce soit un enfant.
Emily arrêta sa course, comme frappée de plein fouet. Une fois de plus, Gabriel s'était immiscé dans ses pensées.
- Je ne m'immisce pas, réfuta Gabriel, lassé. Tu laisses tes émotions s'éparpiller, tu as du mal à fermer ton esprit.
Elle se tourna vers lui. Ses pupilles mordorées la scrutaient dans la pénombre. Emily tenta de se projeter sur l'esprit de Gabriel pour lui dérober ses pensées mais une zone d'ombre lui barrait la route, là, tout autour du noyau où grouillaient les rêves, les souvenirs et les espoirs de Gabriel. Il esquissa un sourire en coin.
- Tu n'as pas encore le niveau pour ça. Rejoignons le reste du clan. Tache de rester concentrée, inutile de créer la polémique autour de ce qui vient de se passer.
Emily émit un murmure de surprise. Son cœur se gonfla de reconnaissance pour Gabriel et à ce moment-là, elle le trouva encore plus attirant.
- Tu ferais ça pour moi ?
- Archibald et Cordélia ont d'autres soucis à se faire en ce moment, se contenta-t-il de répondre. A moins que tu insistes pour qu'on leur dise.
Il arqua un sourcil, médusé. Emily secoua la tête, comme une petite fille qu'on venait de disputer. Gabriel la rassura d'un sourire et ensemble, ils s'enfoncèrent dans la nuit noire pour rejoindre le reste de la famille.







